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L’Assemblée des organisations de femmes du 22 mars 1998 créait un comité pour modifier des lois qui ne sont pas formulées dans le meilleur intérêt des femmes haïtiennes. Les négociations ont permis de soumettre au Parlement des changements pour une plus grande réglementation quant au viol, une dépénalisation de l’avortement et de l’adultère et la révision du statut et des conditions de travail des travailleuses domestiques. On explique ici les positions du comité sur ces points et les changements à apporter aux lois actuelles.
Depuis son indépendance, Haïti souffre de multiples crises politiques, économiques et environnementales. La transition vers la démocratie s'avère difficile puisque la gestion du développement est effectuée par l’aide internationale. Celle-ci nécessite une ouverture de l’économie haïtienne à l’exploitation du travail et des ressources via l’emprunt d’argent. Le profit de ces efforts de développement n'est pas investi dans le pays. Il enrichit plutôt les élites mondiales. De plus, les crises au niveau politique causent l’arrêt de l’aide internationale. La société haïtienne est hantée par un passé violent, qui génère une ambiance d’insécurité, ce qui rend complexe la mise en place d’une transition démocratique pourtant demandée par l’aide internationale.
On propose ici des solutions aux enjeux actuels en matière de santé sexuelle et reproductive, en vue d’améliorer les stratégies et les interventions établies dans le rapport précédent couvrant la période de 2013 à 2016. On transmet aussi des outils aux différents acteurs dans le but d'un développement efficace du secteur de la santé sexuelle et reproductive, mais aussi du pays.
Ce chapitre porte sur le genre au sein des modèles de développement en Haïti, et plus particulièrement dans la structuration et les mécanismes de l’économie haïtienne. L’auteure discute du choix des références théoriques utilisées, puis elle décrit le modèle de développement rentier en mettant l’accent sur les rôles des femmes, la provenance de ceux-ci et les compromis en lien avec les rentes. Finalement, elle explore les voies du changement institutionnel en se penchant sur différents conflits.
On discute ici du régime sexiste du président Michel Martelly et de son effet néfaste sur les femmes haïtiennes. Les attaques verbales et physiques envers elles sont nombreuses et le viol est utilisé pour faire taire les militantes féministes, afin que les acteurs au pouvoir maintiennent leur position. Le terme “legal bandit” renvoie à la chanson de ce président qui valorise une image politique de corruption et de contrôle. Cette manière de gouverner convoque la misogynie pour établir une domination masculine toxique.