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On présente ici les avancées des féministes haïtiennes après plus de 25 ans de lutte contre les violences faites aux femmes. Les femmes haïtiennes ont grandement participé à l’indépendance de leur nation sans se voir attribuer les mêmes droits que les hommes. Elles ont lutté pour l'amélioration de la condition féminine en dénonçant les violences faites aux femmes. Malgré certains gains, l’État continue à échouer dans son application de politiques efficaces et dans l'investissement de ressources financières suffisantes en matière de violences faites aux femmes.
L’auteur s’intéresse d’abord à l’émergence du féminisme haïtien afin de déterminer l’identité de ce mouvement et les contextes dans lesquels les femmes sont intervenues. Celles-ci vont s’organiser avec des revendications et des stratégies promouvant l’égalité des sexes. Parmi les organisations féministes, les idées peuvent différer, mais elles sont tout de même réunies dans leurs luttes contre la violence, le patriarcat, la discrimination et l’exclusion des femmes. Aujourd’hui, un problème surgit au niveau des associations féministes qui se trouvent transformées en organisations au service du développement. Cela les éloigne de leurs buts initiaux et elles sont donc moins en mesure de revendiquer des changements législatifs. Il faudrait donc trouver un moyen pour qu’elles gagnent de l’autonomie par rapport aux organisations non gouvernementales.
Les femmes enceintes atteintes de prééclampsie à Port-au-Prince ont signalé des retards importants dans l'accès aux soins obstétricaux d'urgence. De nombreux retards sont dus à des soins prénatals de mauvaise qualité, qui ne parviennent pas à dépister, traiter ou éduquer les femmes de manière appropriée. Des améliorations devraient être apportées à l'éducation et à la supervision des prestataires de soins prénatals ainsi qu'à l'accessibilité des services d'urgence dans les hôpitaux publics de Port-au-Prince.
Une table ronde organisée par la CONEF a traité d’un sujet jamais abordé auparavant : le genre en éducation. Cela a soulevé divers questionnements fondamentaux sur l’éducation des filles, ainsi que sur les conséquences positives de cette éducation pour elles, mais également pour la société dans son ensemble. Voulant garantir toutes les possibilités aux jeunes filles haïtiennes, il s'agissait d’ouvrir le débat afin de leur offrir une éducation de qualité.
De 1991 à 1994, pendant la dictature en Haïti, les victimes de viol politique mènent une lutte pour une justice révolutionnaire. Elles cherchent à poursuivre les responsables des viols, dont certains hauts dirigeants militaires, et ainsi à transformer fondamentalement les conditions sociales, économiques et politiques qui ont mené à ces viols. L'initiative est très ambitieuse : aucun système judiciaire national n'a réussi à ce jour à poursuivre des dirigeants pour viols politiques. La pauvreté, la transition difficile après de longues années de dictature et les divisions sociales endogènes compliquent grandement la tâche. L'ampleur et la complexité des obstacles nécessitent un effort persistant à long terme intégrant à la fois des stratégies juridiques, politiques et organisationnelles.